La Balafrée (© Wow) - suite et conclusion
Depuis mon retour à la vie normale, soit le lendemain même, je me mets à collectionner malgré moi les réactions plus colorées les unes que les autres à la vue de mon joli minois. Au-delà des «Ouache!» des innombrables regards inquisiteurs et des cris de surprise (une collègue qui entrait dans la salle de toilette alors que j’en sortais), je n’en retiens qu’une véritablement marquante...
Je m’engouffre dans le métro, me cale dans le banc et me réfugie dans un Vunnegut pour, avouons-le, me soustraire aux mille et un regards pesants que je ne tolère que péniblement. Mais je n’arrive décidément pas à éviter le regard persistant d’une dame qui, à Berri-UQAM, profite du déplacement pour m’approcher. Avant qu’elle n’ouvre la bouche, je lui sers un: «J’ai eu un accident de vélo» expéditif. Mais devinez ce dont elle m’informe? Tout empathique, elle m’initie aux philosophies altruistes de l’Église Nouvelle-Vie, insistant sur le support monétaire et spirituel que sa paroisse peut m’apporter. J’ai failli brailler. Promptement, j’ai rassuré la dame en appuyant de mon meilleur sourire que j’allais bien, qu’il ne fallait pas s’en faire. Puis, je me suis sauvée.
La guérison
Aussi impressionnant que fût mon air meurtri, il s’est néanmoins rétabli en à peine plus d’une semaine. Mes collègues en témoigneraient volontiers: chaque jour, on s’étonnait des progrès par rapport à la veille. Le lundi suivant le premier week-end de ma convalescence active, on n’y voyait déjà plus que du feu – ou presque. Toutefois, l’appareil buccal, moins irrigué que le visage, ne recouvre pas la santé aussi rapidement. J’ajouterais même qu’au contraire, mon état peut même se dégrader: mes racines peuvent se calcifier et ma frontale gauche, tomber. Alors, c’est au tour des dentistes et de mon hygiéniste de père de me talonner. Pour l’instant, on m’a installé un verre ionomère (une sorte de scellant) pour protéger le nerf de l’irritation et ma dentine contre les écarts de température. Trois semaines plus tard, je mange mon premier sandwich mou et m’achète de la viande chevaline hachée pour m’essayer sur un hamburger.
Bref, moi, ça roule. Mais l’autre accidenté, lui, ne roule plus du tout.
Sur ce, faites attention à vous, chers cyclistes.
Je m’engouffre dans le métro, me cale dans le banc et me réfugie dans un Vunnegut pour, avouons-le, me soustraire aux mille et un regards pesants que je ne tolère que péniblement. Mais je n’arrive décidément pas à éviter le regard persistant d’une dame qui, à Berri-UQAM, profite du déplacement pour m’approcher. Avant qu’elle n’ouvre la bouche, je lui sers un: «J’ai eu un accident de vélo» expéditif. Mais devinez ce dont elle m’informe? Tout empathique, elle m’initie aux philosophies altruistes de l’Église Nouvelle-Vie, insistant sur le support monétaire et spirituel que sa paroisse peut m’apporter. J’ai failli brailler. Promptement, j’ai rassuré la dame en appuyant de mon meilleur sourire que j’allais bien, qu’il ne fallait pas s’en faire. Puis, je me suis sauvée.
La guérison
Aussi impressionnant que fût mon air meurtri, il s’est néanmoins rétabli en à peine plus d’une semaine. Mes collègues en témoigneraient volontiers: chaque jour, on s’étonnait des progrès par rapport à la veille. Le lundi suivant le premier week-end de ma convalescence active, on n’y voyait déjà plus que du feu – ou presque. Toutefois, l’appareil buccal, moins irrigué que le visage, ne recouvre pas la santé aussi rapidement. J’ajouterais même qu’au contraire, mon état peut même se dégrader: mes racines peuvent se calcifier et ma frontale gauche, tomber. Alors, c’est au tour des dentistes et de mon hygiéniste de père de me talonner. Pour l’instant, on m’a installé un verre ionomère (une sorte de scellant) pour protéger le nerf de l’irritation et ma dentine contre les écarts de température. Trois semaines plus tard, je mange mon premier sandwich mou et m’achète de la viande chevaline hachée pour m’essayer sur un hamburger.
Bref, moi, ça roule. Mais l’autre accidenté, lui, ne roule plus du tout.
Sur ce, faites attention à vous, chers cyclistes.


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